Source : www.studyrama.com
Le traitement des déchets
Nous jetons de plus en plus : 434 kg de déchets par habitant et par an aujourd'hui contre 220 kg en 1960. S'y ajoutent les déchets de l'industrie. Qui se préoccupe du devenir des ordures une fois qu'elles ont été ramassées par la voirie ? Le traitement ultérieur des déchets revêt pourtant une importance capitale pour l'environnement. D'autant qu'avec les progrès des sciences et des techniques, les hommes se sont mis à produire des matières et des molécules que la nature ne peut absorber et dégrader.
Mis directement en décharge, ces déchets produisent des gaz qui polluent l'atmosphère, puis des eaux d'infiltration qui altèrent les sols et les rivières. Le système de la décharge traditionnelle était catastrophique pour l'environnement. La loi de 1992 sur les déchets a donc fixé un délai de dix ans pour que ces pratiques (décharges polluant l'air et l'eau, mise en décharge directe) disparaissent : à compter du 1er juillet 2002, plus personne n'aura le droit d'envoyer à la décharge autre chose que des déchets ultimes, c'est-à-dire des déchets qu'il est impossible de transformer ou de réutiliser.
L'objectif de " 0 décharge en 2002 " visé par la loi sous-entend la création de centres de stockage de déchets ultimes, d'usines d'incinération et la mise en place d'une politique de collective sélective et de recyclage sur tout le territoire. Les professionnels des déchets et de leur traitement continueront donc à être très recherchés dans les années à venir.
Il faut savoir que 80 % des métiers du déchet ne demandent qu'une faible qualification (niveau CAP ou BEP). La tendance actuelle au sein des entreprises du secteur est à la valorisation de ces métiers en proposant à leurs employés des formations diplômantes. Ainsi, le groupe CGEA, qui fédère les activités propreté et transport de voyageur du pôle environnement Vivendi, a créé l'Institut de l'environnement urbain qui proposent différentes formations (pour plus d'informations, rendez vous sur le site www.cgea.com). D'après Eric de Ficqueimont du Syndicat national des activités du déchet (Snad), " c'est un secteur où la possibilité de faire carrière existe, puisqu'un tiers des postes actuels d'encadrement sont détenus par d'anciens ouvriers ".
Dans certaines usines, la chaleur produite par l'incinération est récupérée pour alimenter la chaufferie des logements ou des bâtiments publics. Dans ce cas, un ingénieur en génie thermique, spécialiste de la gestion de la chaleur et des économies d'énergie, est nécessaire. Des techniciens s'occupent de la caractérisation des déchets : ils déterminent ce qui peut être incinéré, valorisé, etc. |